Alice au Pays des Merveilles Tuesday 23 March, 2010 by LoCiol



Vous savez quoi ? Nous aussi on a vu la dernière production de Disney qui sort demain : Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles). Tirée du célèbre roman de Lewis Carroll et déjà adaptée en dessin animé, Disney nous propose tout de même une nouvelle version. Cette fois, la vraie sensation c’est que c’est Tim Burton qui est derrière la caméra.

Je ne vais pas vous refaire l’histoire d’Alice, d’autant que ce film est en fait une suite comme l’a dit Tim Burton lui-même lors de la présentation à laquelle j’ai assisté. C’est sans doute pour éviter les pièges de l’adaptation du livre ou du remake du film des années 50 que le réalisateur Américain a fait ce choix. L’exercice est alors plus simple pour Tim Burton qui peut jouer avec les personnages et ainsi adapter son esthétique sombre et gothique à l’univers d’Alice.

Autant le dire : tous les ingrédients sont réunis pour que ce film soit une réussite. Mais on a aussi tous les ingrédients pour que ce film ne soit qu’une répétition des clichés vus et revus, surtout quand on voit l’affiche, le casting et qu’on sait que Danny Elfman en a signé la musique. Imaginons le brainstorming de Tim Burton avec son équipe, regardez ce petit bijou d’humour concocté par CollegeHumor.com

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Revenons-en au film. Ça commence avec Alice enfant qui fait des cauchemars mais ça ne dure pas très longtemps, on se retrouve rapidement une dizaine d’années plus tard. Elle a grandi, Alice est une jeune femme à présent, toujours illuminée par ses rêveries et intriguée par ces petits animaux qu’elle est la seule à voir. Au moment où elle se doit de dire oui à son prétendant, elle s’enfuit en courant et retombe dans son univers onirique, dans ce Pays des Merveilles qu’elle a visité auparavant.

La jeune actrice australienne Mia Wasikowska, qui incarne Alice, paraît un peu fade au début du film mais se magnifie, s’affirme et s’impose au long de l’histoire.  Johnny Depp est dans un rôle qui lui sied à merveille, même si on le retrouve trop souvent cantonné à ce type de personnage maintenant. Helena Bonham Carter est une réelle bonne surprise (je parle en terme de jeu, pas de casting). En revanche j’ai trouvé Anne Hathaway moins convaincante, son rôle ayant évidemment moins de relief.

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Les animations sont parfaites, les personnages animés sont mêmes attachants et l’esthétique de Burton est impeccable bien que sans surprises. La 3D apporte peu au film même s’il est appréciable de ressentir la profondeur du champ. Par moment les effets 3D sont un peu flous notamment dès qu’il y a trop de vitesse. Les sous-titres apparaissent en premier plan, et il faut un peu de temps pour s’y adapter. Vous pourrez le voir en VF mais je vous le déconseille pour avoir vu des extraits de la version doublée, ce n’est pas du tout fidèle aux voix des acteurs.

Que retenir ? Alice au Pays des Merveilles est un bon divertissement, une grosse production qui a l’ambition de plaire aux petits comme aux plus grands. Le début est un peu lent et un peu poussif. Un seul hic, mais il est de taille… la fin ! Ce film reste une production Disney avec sa morale habituelle, le triomphe du bien sur le mal. On aurait pu attendre une version un peu plus trash de la part de Tim Burton mais le réalisateur de Beetlejuice a vieilli. Je ne peux pas vous dévoiler la fin mais j’avoue que le dernier plan m’a laissé dubitatif… au point de me demander si j’ai bien compris l’épilogue. Tout ça pour ça, c’est bien dommage d’avoir terminé avec ces quelques minutes inutiles qui viennent gâcher un si beau spectacle.

Si vous voulez connaître la fin, passez votre souris en dessous et surlignez le texte en blanc, vous comprendrez alors pourquoi je ne l’ai pas aimée…

Quand Alice revient de son monde imaginaire, où elle a permis au bien de l’emporter sur le mal, elle décide de ne pas se fiancer et de mener sa vie comme elle l’entend. On croit au final cut féérique… mais non, il reste encore quelques minutes : Alice retourne voir l’ancien associé de son père défunt afin de mener le projet d’entreprise qu’ils avaient tous les deux. Elle a la lumineuse idée de partir faire affaire en Chine, arguant que c’est là que l’essor économique va avoir lieu. Le film se termine sur le plan d’Alice qui embarque sur un bateau pour l’Asie. Conclusion : la petit fille rêveuse qui a fait triompher le bien sur le mal, qui vit avec son jardin secret va donc devenir une simple business woman. Ça casse le mythe et ce qui aurait pu être un simple clin d’oeil humoristique s’avère être du cynisme mal placé. Je ne sais pas si c’est Tim Burton qui a souhaité cette fin mais elle tombe comme un cheveux sur la soupe.

Chacun interprétera cet épilogue à sa manière…

Merci à Mimi pour la vidéo “Tim Burton’s Secret Formula”

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6 Comments

  • Ben says:

    Mouais un Tim Burton sans saveur. Des acteurs pas convaincants sauf peut être Helena Bonham Carter qui se trouve être la seule bonne surprise. Des décors certes magnifiques mais trop souvent les mêmes. Un johnny Depp décevant ( chapelier oui, fou beaucoup moins). Et je ne vous parle même pas de l’histoire. . Bref grosse déception. Dommage.

  • Mr Pouet says:

    Merci pour le spoil de fin, on va pouvoir ennuyer du monde sur nos réseaux sociaux préférés :)

  • ciol says:

    tu es dur ben, surtout avec les acteurs… pour le reste je suis d’accord.

    pour la fin, je ne pouvais pas ne pas la dévoiler tellement j’ai été déçu.

  • Ben says:

    J’aime beaucoup Tim Burton mais là c’est vraiment la grosse déception. Si je développe ça risque de faire mal. Il pouvait faire un truc fantastique, surtout que l’univers d’Alice lui va comme un gant et malheureusement il nous l’a planté.
    Je me suis ennuyé pendant deux heures, d’ailleurs je n’ai pas vu de fil conducteur. Une Alice perdu à la recherche de je ne sais quoi pour sauver je ne sais qui afin qu’un je ne sais quoi se passe.
    Non à part la Reine Rouge je ne vois rien de réussi dans ce film.
    Alors par contre, il y a ma copine qui m’a dit en sortant du film que la 3D était mieux réussi que dans Avatar… va comprendre.

  • ciol says:

    c’est clair que ce film ne plaira pas aux fans de tim burton et qu’on attendait plus de lui.
    je crois malheureusement que lui comme disney, ça va être l’occasion d’emmener les petits découvrir alice aux pays des merveilles, d’y faire venir les parents qui aiment burton. peu importe ce qu’ils en penseront à la sortie, les places de ciné auront été vendues…
    pour la 3D je ne sais pas trop, je n’ai pas vu avatar. je n’ai pas trouvé ça extraordinaire. contrairement à avatar, la 3D a été réalisée en post production pour alice.

  • Ben says:

    Selon moi le film est trop noir pour plaire aux enfants et pas assez pour plaire aux adultes. D’ailleurs je ne comprends toujours pas pourquoi il marche autant aux Etats-Unis. Je pense que le nom de Disney associé à Tim Burton y est effectivement pour quelque chose.
    En ce qui concerne la 3D personnellement je n’y adhère pas encore, peut être un jour. Et puis pour Avatar t’as rien raté je te rassure.


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