Jeremy LINsane In The Garden. Tuesday 10 April, 2012 by BassNg



Maintenant que la Hype est passée et que le mec ramasse son genou, revenons deux minutes sur Le phénomène Jeremy LIN. Parce que un type destiné à être pasteur et qui passe en deux semaines du trou de balle du vestiaire des Knicks au AllStar Week End mérite son millier de signes. Retour sur celui qui cumule tout: Antidépresseur ultime, Bête de médias, cadeau diplomatique pour les chinois , phénomène marketing, modèle d’intégration, Bachelor de l’année… Ah Oui accessoirement il joue plutôt bien au basket aussi, et il a permis au Knicks de redécouvrir le concept des systèmes et du collectif, mais ça bon…

Souviens Toi l’été dernier …

En Aout 2011, La NBA a eut chaud au cul suite à un Knysna sauce américaine, le Lock Out : 5 mois de grève générale, un “conflit social” opposant les propriétaires milliardaires et les joueurs millionnaires en mode bras de fer à propos du partage des recettes engendrées par le Championnat. (petit résumé pour ceux qui ne sauraient pas, je ne reviendrai pas sur les subtilités de ce dossier à rebondissements)
Résultat, un accord trouvé in extremis, et une saison NBA amputée de 26 matchs (sur 82, en temps normal pour la saison régulière).
En temps de crise mondiale ça fait moins crédible que le combat des Conti ou des ouvriers d’Arcelor Mittal.

En terme d’image, la NBA en a pris un coup.
Même pas peur, David Stern (le patron de la Ligue) Plus réactif que le pool d’auteurs de Lost a déjà son plan de relance pour la machine à rêve.
On va reprendre le jour de Noel, ça c’est cadeau, et dérouler un scénario du genre LeBron, La brute et les truands.
Mais, les couilles s’accumulent dans le potage.

Dallas, Champion en titre se vautre d’entrée, Miami, Chicago, et Oklahoma violent tout le monde façon Snuff movie, Bryant joue en Kit et sous morphine, Les Spurs s’en sortent mais ne font plus bander personne. Puis tout change la semaine d’après, Indiana et Philadelphie jouent les cadors et claquent 30 points à Tout ce qui dribble.
« Merde, putain de glorieuse incertitude du sport… » marmonne David le sourire crispé. Le patron des parquets se met à crier : « Le script est trop brouillon, et personne ne va rien bitter! On est pas en Ligue 1 bordel, c’est la NBA, Il n’y a que ces cons de français pour se pignoler sur Montpellier!! Vite, bande de feignasses, on se sort le doigts du cul et on me pitch une bonne vieille succès story des familles, et pas du réchauffé, de l’exclusivité.»
Problème, le service storytelling, fait grise mine. Même en faisant les font de tiroir, on peut pas dire qu’on puisse parler de croustillant. Ron Artest, l’ancien Bad boy qui mettait des baffes aux Fans en plein match est devenu Non violent, il a même changer son blaze pour « Metta World Peace »… avec ça tu fais une brève, et deux calembours à la Machine à café,  à la limite mais pas un 52 minutes sur ABC ! Pfff… connards de hippies.
Tony Parker, n’a même pas été foutu de chier une sextape avec sa milf mexicaine puis de toute façon il ne fait même plus de rap merdique.
Non vraiment, il y a des jours où tout fout le camp.
Mais un soir de février, tout va changer.

LINsanity. 


Le seul truc qui ne change pas de puis quelques années (je ne le sais que trop en tant que hardcore fan des Knicks ), c’est que New York, foire ses come back. 2012, est donc une année lambda de la loose. Ce soir là, il n’y avait pas de suspens, Les Knicks, qui jouaient les Nets, devaient faire croire à tout le monde qu’ils allaient se balader en pliant le premier Quart temps, Pour ensuite se faire grignoter puis avaler une quenelle XXL dans le money time, suite à 4 trois point à 10 mètres de Deron Williams (il est le seul à marquer à New jersey). Une 12ème défaite en treize matchs, bref, un match des Knicks.
Tout commençait comme prévu donc, Baron Davis en pré-retraite faisait illusion, coach d’Antoni en dépression réfléchissait à la sauce adéquate pour se bouffer la couille gauche… Marinara…Ketchup Mayo… une saine réflexion.
Carmelo croquait tous les ballons, et Amar’e Stoudemire remettait ses binocles après chaque rebonds.
Au premier rang, Spike Lee tirait sa gueule de lapin Chagrin, et de manière compulsive tapaient des mains.
Oh ben merde !! Davis se blesse, d’Antoni regarde son banc… fait un signe nonchalant de la main, et annonce un changement. « Bon, toi là, le petit chinois, c’est quoi ton nom déjà, Jeremy voilà, c’est ce que j’ai dit… De toute façon j’ai pas trop le choix, va sur le terrain et démerde toi. »
Sans le savoir, D’Antoni venait de changer l’histoire. Jeremy Lin, que tout le monde prenait pour le cousin du type qui était marié avec l’asiat du service informatique, est sur le point de connaître son heure de gloire.
Il entre comme un dalleux, et se met à enquiller les paniers. Ses coéquipiers n’en reviennent pas, il fait des trucs incroyables et leur rappelle que le ballon peut circuler de manière simple, ça s’appelle des passes à ce qu’il paraît.
25points 5 rbds et 7 passes décisives plus tard, il n’y a plus de petit chinois Mais LINcroyable Jeremy, le GameChanger. C’est le début du phénomène LINsanity, entre Furie et jeux de mots pourris.
Sorti de son banc Jeremy a tellement de jus, qu’il enchaîne comme un bagnard aligne les tapins les jours de permission. Stats de All star, tous les 2 soirs, pour finir son Œuvre par 28 pts et 14 passes contre Dallas. En 10 jours, N-Y enchaîne 8 victoires et se remettent à rêver de Playoffs, se payant même le luxe de mettre une jolie disquette aux Lakers. Jeremy, est en feu, et redonne une cohérence collective à une équipe qui ne s’est pas choisi de Leader. Parce que, en tant que joueur, Lin est plutôt bon, Un meneur, classique, qui lit bien le jeu, capable de scorer, à trois points, en pénétration, ou à mi-distance mais seulement si il n’a pas de solution de passe. Un meneur complet, un vrai grâce à qui Carmelo Anthony, sembla subitement se souvenir que les quatre autres gonz autour de lui avec le même maillot que le sien, faisaient en fait partie de son équipe et qu’il n’était pas forcer de goinfrer tous le ballons d’attaque, pendant qu’Amarré Stoudemire levait les bras en boudant sous le cercle et puis les Knicks avaient l’air d’avoir envie de jouer ensemble. Mais restait la question à 100000 dollars, le mec est In The Zone, ok, Mais pour combien de temps??

YouTube Preview Image

Linfant Cheri

David Stern, n’a plus q’un seul but dans la vie, lancer l’opération placement produit, faire savoir tout ce qu’il y a à savoir sur la nouvelle pépite, Il ouvre donc le livre du petit Jeremy : De l’american dream par palette de 2 tonnes comme tu vas le voir si tu lis la suite.

Jeremy Lin est né en Californie, en 1988. Ses parents, taïwanais, le voient aller à Berkeley, fiers du fiston qui collectionne les A+. Après un Master d’éco à Harvard, ou il était meneur pour l’équipe de Basket en bois (un peu), Lin tente de se faire drafter en NBA. A chaque fois il se fera jeter

Sauf par les Knicks. Tu me diras on connaît la suite… mais non, c’est mal connaître le bonhomme, qui n’avait au départ réellement rien à foutre là.
Après 3 entraînements à New-York, il se fait envoyer dans les ligues mineures, des championnats d’intérimaires ou traînent les Basketteurs au RSA.
En décembre 2011, à la reprise, les Knicks voulaient le virer à la trêve pour assurer une doublure décente à un Baron Davis qui à quasi 134 ans, taquine encore mais couine du genou.
Ce 4 février, Lin était donc supposé ne même pas finir la semaine. Le 14, le mec était à plus de  20 pts de moyenne se permettant même des “Clutch 3Pts” à 5 secondes du Buzzer:

YouTube Preview Image

Ne Cherche pas dans L’histoire, ça ne s’est jamais vu,pas aussi vite,  pas avec ces stats, pas sur autant de matchs.

En un peu plus d’une semaine, Lin a changé plus que le destin moribond des son équipe, il a redonné de l’intérêt au Championnat NBA qui à l’image de l’économie tapait sa petite crise chronique.
Lin c’est l’Underdog 2.0, Le mec pas prévu au générique qui fini en haut de l’affiche. Celui qui fait oublier la querelle de viandard estivale pour rappeler à tout le monde que L’American Dream existe encore au moment où, on perd les Triple A, que les républicains veulent interdire l’avortement même en cas de viol et que les mexicains sans chaussures se font shooter comme des lapins à la frontière.
Ayant le bon goût de jouer dans ce qui doit être le club le plus connu au monde (avec les Bulls et les Lakers), le petit est presque chinois: Jeremy est un don du ciel, et surtout un Joli Pot de miel. David Stern a les yeux qui brillent en pensant au milliard et demi de maillots vendus, aux tarifs des 200000 coupures pub le jour du All Star Game… Il faut faire bouffer du Lin, à tout le monde, matin midi et soir, et le plus vite possible, avant qu’il se mette à chier dans la colle. Yao Ming Le dernier fortune cookie Quadruple XL que David Stern avait importé de Chine , a arrêté sa carrière pour cause de jambe en argile, après 2 saisons blanches.

                                                                                                                                                   

Mais à force, le jouet a fini par casser. Repêché de dernière minute pour le All star Game (version rookie),les lendemains sont difficiles. Le retour sur terre se fait sentir, rien de catastrophique, au contraire, juste du plus normal. On ne peut pas flamber comme ça indéfiniment, à moins d’être le meilleur joueur du monde mais si ça avait été vraiment le cas, il est probable que certains l’aient vu avant, plutôt que d’essayer de le virer de touts les équipes qu’il avait connu jusqu’à présent.

A bout de souffle après un marathon médiatique sans précèdent, se retrouvant sur des paquets de céréales et ayant même une crème glacée à son nom, Le nouveau gadget à la mode a fini par craquer. Contre Orlando, Il s’est niqué le genou et sa saison est terminée. Il reviendra, c’est évident, Je pense qu’il  y’a déjà un Plan média mais alors qu’il a été la divine surprise, le mec sera attendu, c’est là qu’on verra si il en a dans le short, ou pas. Si il se fait dessus on dira que c’est L’histoire sans fin du Made in Taïwan, au début ça va mais ça ne dure pas longtemps.

About the Author



Related Posts


Chien
Choucroutes du Web
Michael Jordan, The Invincible !
Michael Jordan, The Invincible !
Choucroutes du Web
Diesel : un Monde de Trouduc
Diesel : un Monde de Trouduc
Choucroutes du Web

3 Comments

  • onetwoone says:

    super article que la vérité ! souhaitons lui tout de même le meilleur , même si je pense que c’etait une on shot et que tout est fini pour lui le futur me dira si jme trompe

    et pour ma part vive les suns! (il en reste oui oui)

  • onetwoone says:

    super article que la vérité ! souhaitons lui tout de même le meilleur , même si je pense que c’etait une one shot et que tout est fini pour lui le futur me dira si jme trompe… ou pas

    et pour ma part vive les suns! (il en reste oui oui)

    ps : site mise a jour


Trackbacks and Pingbacks