LeBron, Les Brutes et Le Durant Friday 22 June, 2012 by BassNg
Alors que La Smirnoff et autres sous marques d’alcool de patate se vomissaient sous mes fenêtres sur une bande Originale d’électro frelatée, Je décidai de rentrer chez moi pour mater Le Match 5 des #NBAFinals. Une putain de bonne décision compte tenu de l’enjeu: LeBron James allait-il encore se faire dessus et devenir la plus grosse banane de l’Histoire ou allait il se pavaner avec sa première bague de Champion et enfin assumer son statut?
Parce que quand on a fait la Une de Sports Illustrated à 16 piges, qu’on se fait Nommer “The Chosen One” dès sa première année de lycée, qu’on fait sa danseuse pendant 3 plombes en live avant de dire qu’on trahit son Club pour aller se dorer les miches à Miami pour 80 millions de dollars, mais qu’on est même pas foutu de ramener un titre , ça ne sert à rien de gagner 3 trophées de MVP.
Là, il est Possible de se dire que je suis un anti-James de Base, pourtant tout comme L’histoire du bonhomme, c’est un peu plus compliqué que ça. LeBron, c’est l’histoire d’un Phénomène qui ne s’appartient plus, et ce depuis longtemps mais qui doit toujours prouver à tout le monde qu’ils ont eu raison de croire en lui et refaire briller l’oeil de tous les mecs qui se la jouent ” je n’aime plus le Basket, depuis que Jordan est à la retraite” avec le même air supérieur qu’une MIlF arbore l’air de dire à son amant déconfit: “Monsieur vôtre bite a un goût”. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la tâche était hardue. Il fallait se sortir les doigts du cul. Par moment il était même complètement perdu.
Maintenant que c’est fait, Il n’en a pas fini d’en chier et c’est ce que je vais tenter d’expliquer dans ce billet. Mais commençons par un petit flashback.
Période Vache Maigre (évidemment excepté Shaquille O’neal)
On en revient, presque toujours au même point, Le sport, (surtout au USA) c’est aussi et même avant-tout un spectacle. Et pour que ça marche, il faut du suspens et des trucs pour faire venir le Gras du bide Gueuler des “D-Fence” dans les gradins, entre deux burritos au cheddar, et empêcher de dormir les mecs comme moi qui peuvent passer deux heures à chercher des lien HD sur Internet.
Dans le sport, la meilleure recette c’est quand même une bonne vielle rivalité. Dans Les 90′s: Open Bar. Bird, Magic, Jordan se sont tour à tour foutu leur records à la poubelle en se faisant emmerder par des chiens de la casse des Pistons ( époque Isaiah Thomas et Rodman) et le gros cul de Charles Barkley, qui ne l’empêchait pas de gober des rebonds et de mettre à l’amende tous les Power forward mous du genou en leur claquant des Poster-dunk sur la gueule.
Tu ajoutes ensuite, des génies comme Olajuwon, Drexler, Payton, Kemp, Karl Malone, Stockton, Zo Mourning, Ewing, Sprewell, Hardaway, Reggie Miller … (je chiale en y repensant tellement c’était bon, bordel…), et des vrais petits teigneux (Sam cassel, Mitch Richmond, Spudd Webb, Dee brown, John Starx…) Le tout booster par Les JO 92, et tu as la Ligue la plus cool du monde, ou arrivent la bave aux lèvres: Les jeunes Shaq, Kobe, Garnett, Allen, Pierce et consort ( j’arrête le namedropping parce que je sens que je vais moi même me mettre des claques dans la gueule.).
Que des rageux, qui se frittaient pendant les AllStar Game, qui se tiraient la bourre aux concours de Shoot… Et puis soudain un Jordan s’en va et tout est dépeuplé. La Team Usa Se met même à perdre contre la Grèce et L’Argentine…
Plus rien ne se passe, ou presque, Les équipes de l’Est sont à la rue, L’Ouest démonte tout le monde, puis à La fin, Shaquille et les Lakers gagnent. Pendant ce temps, Ce bon vieux David Stern ( le patron de la ligue, cf article sur Jeremy Lin), se dit qu’il faut trouver le moyen de créer un nouveau M.J. dont le fantôme va hanter les parquets et plomber tout le Game. Stern est tellement en chien qu’il fini par convaincre Dieu de revenir entre 2001 et 2003, mais Jordan à Washington avec un genou en plastique…
Problème: qui va reprendre le rôle? Stern S’interroge (peut-être pas exactement, en ces termes)
Shaq est trop gros en plus il ne sait pas shooter les lancer francs, non , c’est le meilleur pivot du monde mais, personne ne rêve de jouer comme lui, 3 coups de derche dos au panier, et un faux bras roulé.. en plus si il n’y a pas un budget “cercles fracassés illimités”.
Tim Duncan? Non il est chiant. Sympa, très fort, mais chiant, ce mec shoote avec la planche et il ne dunke pas.
Pourquoi pas Tony Machin ? Il est français bordel, ça ne sert à rien on est plus avant 2001, les mecs, il est contre la guerre et si ça se trouve il connait des musulmans.
Iverson est con comme une palette de Briques. Mais il est fort, Oui mais il est bête et il ne sera même pas foutu de gagner un titre. Reggie Miller a eu des Chaussures Orthopédiques, et en plus il ressemble à un hareng… Kevin Garnett, avec ses grands bras maigres fait peur aux enfants…
Il reste Kobe. Le diamant brut, croqueur, casse couilles. C’est un sale gosse , on doit encore lui régler ses histoires de putes bon marché, qu’il se tapent en mode SM dans des B&B du Colorado, à ce petit con… Oui, mais il est quand même ce qui se fait de plus Jordanesque, Il a djà 3 titres et on a qu’a faire le coup de la rédemption.Voilà c’est bien ça… Merde, un rival, il lui faut un rival… Imagine Federer sans Nadal… Bon ils ont intérêt d’envoyer du lourd les rookies de la Draft 2003.
Et la ce qui ne devait plus arriver arriva.
DRAFT 2003
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La roue semblait tourner, Les vieux briscards allaient devoir se réveiller pour pas se faire déglinguer dès la première année. La liste avait de la gueule : Melo, Wade, Bosh, Ridnour, pour le premiers choix et du joli second couteau: David West, Kirk Hinrich, Perkins, Outlaw, Pietrus, Diaw. Mais surtout, le nouveau King, celui qui allait cristalliser toutes les attentes de toute une Ligue: LeBron James.
LeBron James, c’est La star du Lycée St Vincent-St Marie (pourquoi, les deux?? ils aiment les Saints dans L’Ohio. Mate le documentaire sur Lebron au Lycée en lien il est cool, mais en anglais.), l’enfant chéri, le fils prodigue, et en plus il est du coin. Fils d’une ado délurée et d’un petit délinquant. Que du bon pour le story telling. Physiquement monstrueux il est le prototype, du joueur hybride, un molosse qui joue 3, mais qui peut être arrière voire remonter la balle comme un meneur de jeu. Il a 16 piges et n’a pas encore fini le Bahut qu’il claque 74 points en match. BIM!! on retransmet ses matchs de boutonneux sur le câble.
Il est celui qui doit devenir l’héritier. LE joueur qui ressemble à celui que tu crées sur NBA 2K en mettant 99% partout. Moins esthète que Kobe, moins shooter que Wade (quoique) mais une volonté de tout défoncer sur son passage inébranlable qui le conduit à être le meilleur dans l’exercice de la branlée caractérisée. James ne connait pas l’adversité, il n’a que des adversaires à détruire, il baise le principe de réalité freudien à grand coup de drive et 360 sur son surmoi, et aussi sur la tronche des autres.
Il n’y a pas de doute possible, c’est lui, et d’ailleurs Nike ne se trompe pas, en lui faisant signer un contrat de 90 millions de Dollars. Il jouera chez lui à Cleveland, ville meurtrie par la crise, il la fera briller, rendra Kobe Jaloux puisque de toute façon, C’est lui, l’élu, c’est Néo Dans Matrix, sans les manteaux de goths à trois balle. On a déjà pompé le surnom, si Keanu Reeves gueule, il lui défonce sa race de toutes les façons. Histoire que tout le monde comprenne bien, Il portera le numéro 23. LeBron a 18 ans et tout le monde l’attend.
Hot In Cleveland
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Tout se goupille bien, au départ. Alors que les autres Rookies flambent aussi ( c’est très important, sinon il n’est que l’arbre qui cache la forêt), James se démène dans l’Ohio et ferme la bouche de tous les sceptiques, en collant une rouste aux Lakers de Kobe. Quand on connait la nullité des CAvs à l’époque, il peut le prendre pour lui. Depuis le naufrage de Kwame brown (choisi par Jordan aussi génial joueur que, manager de merde), on se méfie des NO1 de la draft comme de la peste, déjà qu’avant c’était pas brillant. Mais là aucune ombre au tableau. James est même à deux doigts de qualifier son escadron de bras cassées en Playoffs. Mais bon faut pas déconner non plus. Lui aussi est arrivé dans une franchise que tout le monde disait pourrie, il porte le même numéro, Il a fallu 7 ou 8 ans à Jordan, pour faire gagner au Bulls le premier titre de leur histoire, Lebron en va pas non plus se permettre de le faire en étant Rookie. Tout est prévu faut pas pousser mémé dans les orties.
Pourtant en 2006, première couille dans le potage, Wade, le discret de Miami, devient champion… Rien à Foutre on dira que c’est grâce à Shaquille, et puis c’est pas pareil, il a eu du bol de devenir MVP… venez pas nous chier dans les bottes, le vrai “Chosen One” c’est pas lui. Et puis on se dit que c’est le preuve que James et ses potes ont redonner à la NBA, tout son attrait d’antan. L’Est revient petit à petit, avec Boston qui se met à Se la jouer Big Three, Kobe qui se décide à rappeler à tout le monde que c’est lui le patron, pas besoin de la baleine pour gagner la bagouse. Bref, c’est une affaire qui roule.
Puis ça s’emballe, Cleveland arrive en Finale en 2007, James veut passer la vitesse supérieure, et là… Un fiasco, une déroute, un bon vieux Sweep des Familles, 4_0 contre les Spurs, avec un Tony Parker qui le réduit en miettes et s’offre le titre de MVP des finales. Pour la première fois, James est du côté des Loosers. Alors que tout le monde aurait pu se dire que ce n’était que partie remise, certains commencent à chipoter. Wade, Lui, il a gagné, et si James n’était qu’une baudruche, qui allait se dégonfler…
La Revanche D’un LeBron
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A partir de ce moment là, quelque chose va se déliter, lentement, mais sûrement. Celui par qui le renouveau arrive devient l’homme à abattre, Et il pleurniche en plus, comme quand il était minot. Son équipe n’est pas taillée pour un titre, ok, mais malgré les trade de joueurs en renfort, Cleveland n’est pas foutu d’arriver en finale. Et surtout, James, se met à se faire dessus quand tout le monde l’attend, rate des shoots au buzzer, se fait Trash -Talk clasher sur le parquets. Lui, le mec que tout le monde attendait, ne joue plus de la même manière, car il se retrouve dans la peau de celui qui doit justifier un choix qu’il n’a pas fait. En fait depuis toujours il ne comprend pas qu’il puisse raté, pour lui c’est inconcevable tant il a eu sur ses épaules durant toute sa vie le sentiment que rien ne pouvait lui arriver, et surtout pas l’échec.
Il joue comme un rageux avec l’impérieuse nécessité de montrer à tout le monde qu’ils ont eu raison de l’attendre comme le Messie, car lui même a fini par le croire, depuis qu’il a 15 ans tout el monde le lui dit. Et maintenant il se la pète. Même quand il ne la ramène pas on le dit arrogant de toute façon. Rien ne marche. Au JO 2008, c’est encore Wade et Kobe qui vont lui voler la vedette. Wade, le mec que personne n’attendait aussi fort que lui, qui l’ouvre peu mais qui fait le taf et surtout qui a gagné un titre avant lui et quoi qu’on en dise en tenant son équipe.
Quand il rentre à Cleveland En 2008, il n’a plus le choix il le sait. Il est obliger de gagner. Mais la pression est trop forte. Première tentative, il ne veut plus du 23, trop lourd à Porter. Mais ce tour de passe passe ne donne rien de mieux.
2009, il prend alors une décision et annonce qu’à la fin de son contrat, l’été d’après il partira, ou pas mais il devra faire un choix.
2010 Summer Of Truth
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Les spéculations vont bon train depuis l’annonce du transfert du King. (je en vais pas m’attarder sur les règles des Trade en NBA, mais c’est très codifié. pas de transaction payante comme au foot européen , salary cap…). Mais tous les clubs font des pieds et des mains pour attirer le bonhomme. Mais dans l’esprit de tout le monde, si il doit être le successeur de Jordan, il doit aller dans une équipe qui sera la sienne, et l’emmener au titre, tout le monde se dit qu’il le sait et qu’il va rester chez lui à Cleveland. Ok Boston avait fait un coup en regroupant 3 all Stars (Garnet, Allen et Pierce) mais James ne doit pas avoir besoin de ça. C’est pourquoi, il deviendra l’ennemi public numéro 1 quand il annoncera après 1 ans d’indécision et une émission spéciale de 3 heures, qu’il part rejoindre Wade et Bosh à Miami.
C’est un lynchage médiatique général. un peu comme quand tu te fais niquer à chou fleur dans la cour de l’école, et que l’autre prend les 3 CM2 dans son équipe. Il y’a toujours des mecs pour dire que ce n’est pas équilibré. De toute façon ça ne change pas grand chose pour Lebron, condamner à gagner il l’était déjà, un peu plus un peu moins. Mais, ce qui change c’est que désormais tout le monde le hait, et lui qui a toujours été l’enfant chéri est complètement paumé. Preuve en est ce détournement ou les fans de Cleveland se vengent. Cramer les idoles. Le coup classique, ils mettent au Bûcher sa Vanité.
Quand Miami se retrouve en finale l’année dernière, il se chie dessus en beauté, chouinant comme un petit morveux durant toute la série, se faisant conspuer, on lui rappelle que ce n’est pas son équipe, ils ne jouent pas ensemble et que sans Wade, tout part en couilles. Ce qui n’est pas complètement faux, mais ce serait omettre la pauvreté du banc de la franchise floridienne
C’est Pourquoi, L’attente de la nuit dernière était énorme. Surtout contre Durant, celui qui est annoncé comme le futur de la Ligue; le joueur élégant, l’arme létale, qui du haut de ses 20 piges et des brouettes, a plié San Antonio et son collectif rigoureux. Ce Kevin Durant que l’on décrit comme The Next Big Thing, L’anti-James, introverti, tout en toucher.
Mais James n’a pas craqué. Il A tenu Miami avec une assurance ahurissante. il a joué, marqué, fait jouer. Il est celui qui a mis les trois points important et défendu comme un chien. Ce titre, quoi qu’on en pense est surtout le sien, car il est redevenu un putain de playmaker. Comme si il avait fini par comprendre que a clé était de jouer pour son équipe, pas pour fermer le bec des milliard de visages braqués sur lui. Comme si il avait compris que sans précision, sans application et sans se mettre à pratiquer l’humilité, son talent pur finirait dans les poubelles de l’histoire. (cfle message de sagesse que lui a adressé MJ, là juste en dessous). Il semble avoir pris conscience du fait que son statut n’était pas un dû, il fallait qu’il le gagne à chaque fois, et le remette en jeu la seconde d’après. Enfin, James a l’air d’accepter d’en chier, de se faire mal, et de douter, car vouloir gagner c’est avant tout savoir prendre le risque de perdre, ce qui a moins de chance d’arriver si l’on attend patiemment son heure. Hier Soir Pour la première fois, J’ai vu Un James, Impérial car il était Totalement Lucide, face à une équipe D’OKC, qui a fini par lâcher devant tant de maîtrise. On pourrait dire que la mission est accomplie. Mais non, loin de là. Il n’a plus d’autre choix que de continuer, Condamner à gagner, il l’était et il le restera, jusqu’à ce qu’il prouve qu’il était bien ce putain d’élu, vu qu’il n’a cessé de le clamer au et fort. (non c’est pas la même vidéo qu’au début!!)
Et c’est là qu’est l’erreur, il n’y a pas de successeur de Michael Jordan, il n’y en aura jamais. Prenez, le génial Charles Barkley, un monstre encore adulé. Pourtant jamais un titre. Mais, lui personne n’avait dit qu’il était forcé d’en gagner, pourtant ce n’est pas faute d’essayer. Mais attendez, Un mec puissant, polyvalent qui ne s’embarrassait pas d’esthétique… Bah, Ouais, ce truc à la con des comparaisons est mal foutu, si seulement LeBron avait pu être comparé au gros Charles… il serait peut-être déjà 3 fois Champion. Quoi qu’il en soit, Il a son premier titre, à 27 ans comme un Certain Michael J…






















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